Par Aera | info@marchecrypto.site
Les autorités françaises alertent sur les risques d’escroquerie liés aux crypto-actifs
Les arnaques aux cryptomonnaies restent une préoccupation pour les investisseurs et les utilisateurs d’actifs numériques en France. Entre les fausses plateformes de trading, les promesses de rendements garantis et les tentatives de vol de clés privées, les escrocs utilisent différentes méthodes pour convaincre leurs victimes de transférer leurs fonds ou de divulguer leurs informations confidentielles.
Le 27 juillet 2026, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié des recommandations rappelant les risques liés aux fausses plateformes et aux offres d’investissement trompeuses. L’autorité souligne notamment qu’aucune société sérieuse ne peut garantir un rendement minimum sur un investissement en crypto-actifs. Elle recommande également de vérifier le statut des prestataires avant de leur confier son argent. Source : AMF — « Crypto-monnaies » : attention aux arnaques !.
La menace ne se limite pas aux pertes liées à un investissement frauduleux. Les utilisateurs peuvent aussi être ciblés par des messages de phishing, de fausses demandes d’assistance ou des tentatives d’accès à leurs portefeuilles numériques.
Dans ce contexte, protéger ses crypto-actifs nécessite plusieurs réflexes : vérifier les interlocuteurs, sécuriser ses clés privées, examiner les transactions avant de les approuver et savoir comment réagir lorsqu’une fraude est suspectée.
Quelles sont les arnaques aux cryptomonnaies les plus courantes en France ?
Les escroqueries liées aux crypto-actifs prennent plusieurs formes. Certaines reposent sur la manipulation psychologique, tandis que d’autres exploitent les failles de sécurité ou les erreurs de leurs victimes.
1. Les fausses plateformes d’investissement
Les fraudeurs créent des sites qui imitent l’apparence de plateformes professionnelles. Ils peuvent afficher de faux soldes, des graphiques de performance ou des gains fictifs afin d’inciter les utilisateurs à investir davantage.
Au moment du retrait, la victime découvre parfois qu’elle doit payer des frais supplémentaires, des taxes prétendument obligatoires ou une somme destinée à débloquer ses fonds.
Ces demandes constituent des signaux d’alerte. Avant tout transfert, il est essentiel de vérifier l’identité de l’entreprise et son autorisation à fournir les services concernés en France.
2. Le phishing et le vol des clés privées
Le phishing consiste à tromper un utilisateur pour obtenir des informations confidentielles. Un escroc peut envoyer un courriel, publier un faux lien sur les réseaux sociaux ou créer une copie d’un site officiel afin de récupérer des identifiants ou une phrase de récupération.
Une fois ces informations obtenues, il peut tenter de prendre le contrôle du portefeuille et de transférer les actifs.
Pour réduire ce risque, ne saisissez jamais votre phrase de récupération sur un site à la demande d’un tiers. Vérifiez également les adresses des sites et téléchargez vos applications uniquement depuis des sources officielles.
3. Les faux conseillers et les promesses de gains garantis
Certains escrocs se présentent comme des conseillers financiers ou des spécialistes du trading. Ils peuvent contacter leurs victimes par téléphone, par messagerie privée ou sur les réseaux sociaux.
Leur stratégie consiste souvent à instaurer une relation de confiance avant de proposer un investissement prétendument exclusif. Des rendements élevés présentés comme certains, une pression pour investir rapidement ou des demandes répétées de nouveaux versements doivent inciter à la prudence.
L’AMF recommande de se méfier des promesses de gains garantis et de vérifier les autorisations des prestataires avant d’investir.
4. Les arnaques à la récupération des fonds
Après une première escroquerie, les victimes peuvent être ciblées une seconde fois par des personnes prétendant pouvoir retrouver leurs cryptomonnaies perdues.
Ces interlocuteurs peuvent se présenter comme des enquêteurs, des avocats ou des spécialistes de la récupération d’actifs. Ils demandent parfois des frais initiaux ou un nouveau transfert avant de disparaître.
Il faut rester particulièrement vigilant face à ces propositions. Aucun intermédiaire ne peut garantir la récupération de fonds déjà transférés à un escroc.
Comment protéger ses crypto-actifs contre les escroqueries ?
La prévention repose sur des habitudes simples, appliquées systématiquement. Voici quatre mesures essentielles pour renforcer la sécurité de ses actifs numériques.
1. Vérifier les plateformes avant d’investir
Avant d’envoyer des fonds à un prestataire, recherchez son identité juridique, ses coordonnées et son statut réglementaire.
En France, l’AMF met à disposition une liste des prestataires de services sur crypto-actifs autorisés à proposer leurs services dans le pays. Depuis le 1er juillet 2026, les professionnels concernés doivent disposer du statut européen de prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) pour proposer ces services aux investisseurs en France.
Il convient de consulter la liste officielle des prestataires et les mises en garde de l’AMF. L’absence d’un site sur une liste noire ne prouve pas qu’il est fiable : ces listes ne sont pas exhaustives. Source : AMF — Investir dans le bitcoin : prudence !.
2. Ne jamais divulguer sa phrase de récupération
La phrase de récupération permet de restaurer l’accès à un portefeuille compatible. Toute personne qui la possède peut potentiellement prendre le contrôle des actifs associés.
Conservez-la dans un endroit sûr, hors ligne, et ne la partagez avec personne. Évitez les captures d’écran, les documents non protégés et les sauvegardes dans des services cloud accessibles depuis vos appareils connectés.
Un véritable service d’assistance ne devrait pas vous demander de communiquer votre phrase de récupération pour résoudre un problème.
3. Vérifier chaque transaction avant de la confirmer
Avant de signer une transaction, contrôlez l’adresse du destinataire, le montant et les autorisations demandées.
Certains logiciels malveillants peuvent modifier une adresse copiée dans le presse-papiers. De même, une signature de contrat peut autoriser des opérations plus larges que prévu.
Prenez le temps de lire les informations affichées sur votre portefeuille. Si une opération est inattendue ou incompréhensible, ne la validez pas.
4. Séparer les usages quotidiens du stockage à long terme
Les actifs utilisés régulièrement et ceux conservés sur le long terme ne nécessitent pas toujours la même approche.
Un portefeuille logiciel peut convenir à des opérations courantes, tandis qu’un portefeuille matériel peut constituer une solution complémentaire pour conserver des actifs à plus long terme.
Cette séparation peut réduire certains risques liés à l’exposition des clés privées sur des appareils connectés. Elle ne remplace cependant pas la vigilance face aux faux sites, aux transactions trompeuses et aux erreurs de manipulation.
Le portefeuille matériel : une protection supplémentaire contre le vol de clés privées
Un portefeuille matériel (hardware wallet) est un dispositif conçu pour conserver les clés privées dans un environnement matériel dédié. Contrairement à un portefeuille logiciel utilisé directement sur un ordinateur ou un smartphone, il permet généralement de signer les transactions sur le dispositif lui-même.
OneKey propose des portefeuilles matériels destinés aux utilisateurs qui souhaitent gérer eux-mêmes leurs crypto-actifs. La marque met notamment en avant l’isolation des clés privées, des composants de sécurité dédiés et des logiciels dont certaines composantes sont open source.
Ces fonctionnalités peuvent renforcer une stratégie d’auto-conservation, mais elles ne garantissent pas une protection absolue contre toutes les escroqueries.
Pourquoi envisager un portefeuille matériel OneKey ?
Isolation des clés privées : le dispositif est conçu pour limiter l’exposition directe des clés privées à l’ordinateur ou au smartphone connecté.
Vérification sur le dispositif : les modèles compatibles permettent de contrôler certaines informations de transaction sur leur propre écran avant la signature.
Logiciel open source : l’ouverture du code de certaines composantes facilite leur examen, sans pour autant garantir l’absence de vulnérabilités.
Conservation autonome : l’utilisateur garde la responsabilité de ses clés et de sa phrase de récupération, sans dépendre uniquement du compte d’une plateforme d’échange.
Avant de choisir un modèle, vérifiez les caractéristiques techniques, les fonctions disponibles et les instructions de sécurité du fabricant.
Vous souhaitez renforcer la protection de vos crypto-actifs ?
Découvrez les modèles de portefeuilles matériels OneKey et comparez leurs fonctionnalités pour choisir une solution adaptée à vos besoins.
Que faire si vous êtes victime d’une arnaque aux cryptomonnaies ?
Si vous pensez avoir été victime d’une escroquerie, agissez rapidement pour limiter les risques de pertes supplémentaires.
- Interrompez les transferts. N’envoyez pas davantage d’argent, même si l’escroc affirme qu’un dernier paiement est nécessaire pour débloquer vos fonds.
- Sécurisez vos accès. Si des identifiants ont été compromis, modifiez les mots de passe concernés depuis un appareil sûr et activez l’authentification multifacteur lorsque cela est possible.
- Conservez les preuves. Gardez les messages, les courriels, les adresses des sites, les coordonnées des interlocuteurs et les identifiants des transactions sur la blockchain.
- Contactez les services concernés. Si une plateforme ou un prestataire légitime est impliqué, signalez rapidement l’incident à son service officiel. Si une phrase de récupération a été compromise, utilisez un environnement sûr pour transférer les actifs restants vers un nouveau portefeuille dont les clés sont sécurisées.
- Signalez les faits aux autorités. En France, vous pouvez contacter la police ou la gendarmerie et consulter les ressources de Cybermalveillance.gouv.fr pour obtenir des conseils adaptés.
Méfiez-vous des personnes qui vous contactent spontanément en promettant de récupérer vos fonds contre paiement. Une récupération ne peut jamais être garantie.
Foire aux questions sur les arnaques aux cryptomonnaies
Comment reconnaître une arnaque aux cryptomonnaies ?
Les principaux signaux d’alerte sont les rendements garantis, les demandes de transfert urgentes, les plateformes sans informations juridiques vérifiables et les demandes de phrase de récupération. Il est recommandé de vérifier les prestataires auprès des autorités compétentes avant tout investissement.
Un portefeuille matériel empêche-t-il toutes les arnaques ?
Non. Un portefeuille matériel peut réduire certains risques liés au vol direct des clés privées sur un appareil connecté. Il ne protège pas automatiquement contre le phishing, les fausses plateformes, les signatures malveillantes ou la divulgation volontaire de la phrase de récupération.
Faut-il conserver ses cryptomonnaies sur une plateforme d’échange ?
Le choix dépend de vos usages et de votre tolérance au risque. Une plateforme peut faciliter les opérations courantes, tandis que l’auto-conservation permet de contrôler directement ses clés privées. Dans les deux cas, il est important de comprendre les risques, de vérifier le prestataire et de sécuriser ses accès.
Que faire si ma phrase de récupération a été divulguée ?
Considérez le portefeuille concerné comme potentiellement compromis. Depuis un environnement sûr, créez un nouveau portefeuille avec une nouvelle phrase de récupération et transférez les actifs restants dès que possible. Ne réutilisez pas la phrase compromise et ne la communiquez à personne.
Où trouver des informations officielles sur les escroqueries crypto en France ?
L’AMF publie des conseils pour les épargnants, des listes de prestataires autorisés et des mises en garde contre certains acteurs non autorisés. Cybermalveillance.gouv.fr fournit également des recommandations pour faire face aux menaces numériques.
Consultez les ressources de l’AMF et de Cybermalveillance.gouv.fr.
Protéger ses actifs commence par les bons réflexes
Les arnaques aux cryptomonnaies exploitent aussi bien la confiance des utilisateurs que leurs erreurs techniques. En France, les recommandations des autorités soulignent l’importance de vérifier les prestataires, de se méfier des promesses de gains garantis et de protéger les informations permettant d’accéder aux portefeuilles.
Pour les utilisateurs qui souhaitent conserver eux-mêmes leurs actifs, un portefeuille matériel comme OneKey peut constituer une couche de protection supplémentaire. Il reste néanmoins indispensable de vérifier chaque transaction et de protéger soigneusement sa phrase de récupération.
Prenez le temps de vérifier vos pratiques de sécurité et de comparer les solutions de conservation disponibles avant de choisir celle qui correspond à vos besoins.
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Sources officielles et références
- Autorité des marchés financiers (AMF) : « Crypto-monnaies » : attention aux arnaques !
- Autorité des marchés financiers (AMF) : Investir dans le bitcoin : prudence !
- Autorité des marchés financiers (AMF) : Listes noires et mises en garde
- Cybermalveillance.gouv.fr : Conseils et assistance en cybersécurité
- OneKey : Boutique officielle des portefeuilles matériels
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